1922 : Saxophones Série 22 et Modèle 22


Henri SELMER Paris présente son premier saxophone le 31 décembre 1921 : le Série 1922, qui deviendra le Modèle 22. Des améliorations inédites sont apportées au procédé de fabrication, notamment l’étirage des cheminées, technique reprise ensuite par les fabricants du monde entier. Encouragée par le chaleureux accueil que reçoit ce saxophone alto, la société Henri SELMER Paris décide de mener à bien la fabrication du soprano si♭ droit, du soprano courbe, du soprano en ut et des saxophones ténor en si♭ et en ut, ce dernier étant plus connu sous le nom de « C Melody »

Modèle 22
 

1923 : Saxophone ténor en Ut "C melody"


Le “C Melody” est particulièrement apprécié des musiciens dans le courant des années 1920. Sa tonalité évite la transposition et en fait ainsi un partenaire de prédilection du piano. Mais, même s'il est agréable à écouter et plus facile à jouer, il a du mal à trouver sa place. Coleman Hawkins commença sa carrière avec le “C Melody”, mais le plus grand virtuose de ce saxophone reste sans conteste Frankie Trumbauer (1901-1956) dont Benny Carter, lui-même, prétendait qu'il n'avait jamais eu sa facilité. Aujourd'hui encore le solo qu'il interprète sur le thème “Singing The Blues” avec Bix Beiderbecke est souvent repris note à note dans son intégralité.

C Melody 26
 

1926 : Saxophone Modèle 26


La fabrication du “Modèle 26”, griffé du nouveau logo Selmer (marque déposée), s’échelonne de 1926 à 1928. Sur ce modèle apparaît un nouvel écusson de bocal et une nouvelle forme de clé de bocal, qualifiée de forme "wishbone".

Modèle 26 Baryton
 

1928 : Saxophone Modèle 28


Il existe très peu de saxophones “Modèle 28”. Ils sont contemporains de modèles sortis la même année qui, eux, ne portaient pas de nom, comme ce sera le cas jusqu’en 1931. En 1929, sort un alto dont la perce est plus grande que celle du Modèle 28, et que les américains nommeront New Large bore.

Modèle 28
 

1930 : Saxophone "Cigar cutter"


Cet instrument portant le numéro 1297, est en quelque sorte le symbole de l’intégration de la société Adolphe Sax au sein de Selmer puisqu’il porte l’inscription “Adolphe Sax made by H. Selmer” mais c’est avant tout un modèle Selmer : le “Cigar Cutter”. Le Cigar Cutter a été fabriqué de 1930 à 1934. Ainsi dénommé par les Américains à cause de sa clé d’octave en forme de coupe-cigare, il se caractérise aussi par sa garde en forme de V et le tenon de serrage de bocal en maillechort, plus épais et taillé dans la masse. Ce modèle fait partie des « Super Sax Selmer » marqués “SSS”.

Cigar Cutter
 

1932 : Guitare Selmer-Maccaferri


En 1932, la maison SELMER se lance dans la fabrication de guitares en association avec le luthier Mario Maccafferi. Très innovantes aux niveaux acoustique et ergonomique, ces guitares acquiert le statut d'icone grâce au guitariste Django Reinhardt. Produites jusqu'en 1952, ces guitares sont encore aujourd'hui très prisées par les collectionneurs et restent intimement liées au jazz manouche.

Guitare Selmer Maccaferri
 

1934 : Saxophone "Radio Improved"


Le “Radio Improved” (1934-35), a été spécialement mis au point pour les prises de son radio et les enregistrements de disques qui se développaient à cette époque. Il a été fabriqué en relativement peu d’exemplaires. Comme le Cigar Cutter, ce modèle fait partie des « Super Sax Selmer » marqués “SSS”.

Radio Improve
 

1935 : Clarinettes Sib et La, système Boëhm, en métal


Selmer amorce un grand tournant dans l'histoire de ses clarinettes en adoptant le mécanisme Boëhm à anneaux et en fabriquant une clarinette en métal.

Clarinette Boehm métal
 

1936 : Saxophone "Balanced Action"


Le “Balanced Action” pose les bases du saxophone moderne et la plupart des évolutions apportées à cette époque seront conservées jusqu’aux modèles actuels. Le clétage est entièrement redessiné. Les si et sib grave basculent à droite du pavillon, permettant un fonctionnement plus facile du clétage. L'équilibre de fonctionnement du clétage et la bonne répartition des masses sont à l'origine de la dénomination "Balanced Action". C’est sur ce modèle que Coleman Hawkins choisira de jouer à la fin des années 30.

Saxophone Balanced action
 

1948 : Saxophone "Super Action"


Ce saxophone, connu aussi sous le nom de “Super Balanced”, est un instrument de transition entre le “Balanced Action” et le “Mark VI”.

Par rapport au “Balanced Action”, la culasse est désormais démontable, ce qui autorise une maintenance beaucoup plus aisée. L’emboîtement corps-culasse se fait à l’aide d’une virole maintenue par deux vis, le pavillon restant soudé. La principale évolution porte sur le clétage décalé main droite/main gauche dont l’ergonomie favorise un meilleur confort de jeu.

Saxophone Super action
 

1954 : Saxophone "Mark VI"


Sixième modèle depuis le lancement du premier saxophone en 1922, ce rang lui donnera son nom. La mention "Mark VI" peut être localisée à plusieurs endroits sur le saxophone, notamment sur la virole mais aussi sur le pavillon ou même sur le corps de l'instrument.

La production du “Mark VI”, véritable instrument de légende s'étend sur une vingtaine d’années. Il se différencie notamment par le nouveau design de la spatule de clé d’octave et des supports pouce main gauche et main droite en plastique. La flexibilité de cet instrument séduira rapidement de nombreux saxophonistes, notamment John Coltrane, Stan Getz ou encore Sonny Rollins qui ont contribué à en faire un instrument de légende. Le clétage apporte un confort de jeu exceptionnel en supprimant beaucoup de contraintes. Sur la nouvelle clé de bocal, le “S”  de Selmer est maintenant gravé sur fond bleu. Pour la première fois, le “Mark VI” est équipé, en option, d’une clé dite d’harmonique servant à faciliter l’émission des suraigus. Sous l'étiquette “Mark VI” est également apparu un alto descendant au la grave, une production limitée qui avait ses adeptes, tel Ornette Coleman.

Mark VI
 

1954 : Clarinettes Sib et La "Centered Tone"


Clarinette fétiche de Benny Goodman, la Centered tone est reconnaissable par la forme de sa clé de 12ème.

Clarinette Centered Tone
 

1954 : Trompette Sib "K-Modified"


Louis Armstrong était l'un des meilleurs ambassadeurs des trompettes SELMER. Un modèle a même porté son nom, gravé sur le pavillon. La trompette K-modified conserve les améliorations de la Balanced (avec le bloc pistons déporté vers l'avant) et intègre une modification de l'emboîture.

Trompette K-Modified
 

1960 : Clarinettes Sib et La "Séries 9" et "Séries 9*"


La Série 9 correspondait aux musiques symphoniques alors que la Série 9* était plus adaptée au jazz et à la musique de variété.

Clarinette Série 9
 

1968 : Trompettes "Radial 2"


Trompettes de perce moyenne/large, les Sib et Ut "Radial 2" étaient ainsi baptisées car, pour des raisons ergonomiques les premier et troisième pistons formaient très exactement un angle de 2° avec la verticale (angle que suivent les doigts dans un mouvement naturel de fermeture)                                                     

Ce type de pistonage a d'ailleurs été adopté par la suite sur d'autres modèles, comme les trompettes Mib/Ré et Ré/ut, mises au point avec Maurice André dans les années 1960.

Trompette Selmer Radial 2
 

1971 : Clarinettes Sib et La "Séries 10"


Les Séries 10 clarinettes ont de nouvelles proportions de barillets, corps et pavillon ainsi qu'une perce différente pour répondre aux attentes des clarinettistes de grands orchestres contemporains.

Clarinettes Selmer Série 10
 

1974 : Saxophones Alto et Ténor "Mark VII"


Il faudra trois ans de mise au point pour tourner la page après vingt années de “Mark VI”. Michel Nouaux, soliste à la Garde Républicaine, participera à ce défi. Le “Mark VII” comporte des perfectionnements, parmi lesquels un nouveau mécanisme de clé d’octave et une distribution fonctionnelle du groupe de spatules petit doigt main gauche, permettant des passages plus souples sur l'ensemble du plateau. L'ensemble du clétage est plus large pour améliorer la prise en main de l'instrument. L'anneau corps/pavillon évolue vers un anneau à trois points d'ancrage. On note le retour au résonateur plastique.

Seuls les saxophones alto et ténor voient le jour ; il n'y a pas eu de soprano ni de baryton “Mark VII” dont les prototypes engagés durant la période serviront de base aux versions du “Super Action 80”.

Mark VII
 

1975 : Clarinettes Sib et La "Séries 10", Système Marchi


Instrument descendant au mib grave, auquel l'inventeur du système Marchi (Monsieur Joseph Marchi) a ajouté un mécanisme qui permet au clarinettiste d'ouvrir ou non le seul trou qui soit percé en plus de ceux que compte la clarinette classique et qui se situe sur le barillet de l'instrument.

Système Marchi
 

1977 : Trompettes Sib et Ut "Série 700"


Déclinée en 6 modèles, la Série 700 est le résultat de recherches pour alléger l'instrument tout en continuant d'améliorer ses capacitées techniques. Cette série a été conçue en collaboration avec Pierre Thibault.

Trompette 700
 

1977 : Clarinettes Sib et La "Séries 10S"


Les séries 10S, qui ont fait leur apparition au catalogue en 1977, est l'aboutissement d'une longue période de recherche sur la qualité acoustique de la clarinette professionelle.

Clarinettes 10S
 

1981 : Saxophones Alto et Ténor "Super Action 80"


Le “Super Action 80” marque un changement de cap par rapport au Mark VII : le clétage est redéfini avec notamment des clés plus petites et plus ramassées que sur le “Mark VII”, à la demande des musiciens. En fait, avec le “Super Action 80”, Selmer se rapproche de l'ergonomie du “Mark VI”  tout en conservant les progrès acoustiques réalisés sur le “Mark VII”. Des modifications sur le côté du bocal et de la culasse, ainsi que le retour aux résonateurs métal permettent de retrouver un son plus timbré.

Super Action 80 Alto
 

2000 : Série limitée pour l'an 2000


Edition 2000Pour célèbrer le passage à l'an 2000, la maison SELMER proposa une série limitée déclinée sur trois instruments : la clarinette Signature (plaquée or), l'alto Série III (argenté brossé et bocal en argent massif), et la trompette Chorus 80J (argenté brossé).

L'alto spécial fût édité à 700 exemplaires pour l'ensemble du marché mondial. Chaque exemplaire posséde son propre numéro d'édition, en plus de son numéro de série traditionnel.
 

2001 : Trompette et bugle "Concept"


Trompette et bugle
 

2005, 2006, 2007 : Tribute to Bird


Entre 2005 et 2007, Henri SELMER Paris décline chaque année une version « Collector » d’un saxophone en hommage à Charlie Parker, alias « Bird ». Deux autres version suivront en 2009 et 2012. Les meilleurs artisans graveurs Selmer réalisent une gravure originale autour de la thématique poétique de l’oiseau, déclinée sur cinq continents. Ainsi, l’esthétique de l’instrument fait-elle écho à son acoustique exceptionnelle.

L’année 2005 a vu naître le modèle « Hummingbird », un alto Référence orné de colibris des Amériques, suivi en 2006, du « Kookaburra », emblématique de l’Australie. En 2007, le continent africain se dessine sous les traits de l'emblématique « Flamingo » (flamant rose).

Gravures Bird
 

2007 : Trompette "Sigma"


Marqué par l’empreinte prestigieuse des plus grandes collaborations artistiques, Henri SELMER Paris réalisa une excellente synthèse des grandes étapes historiques de sa facture instrumentale en présentant la trompette « Sigma ». Née de la rencontre de diverses générations d’essayeurs, la mise au point de cette trompette Sib s’inscrit dans la grande tradition de l’orchestre, tout en amorçant un vent de renaissance dans le monde de la trompette.

Trompette Sigma


2009 et 2012 : Tribute to Bird


Dans la lignée des éditions précédentes, la Collection « tribute to Bird » célèbre en 2009 le continent européen en empruntant à son imaginaire culturel et littéraire l’évocation de l’étonnant « Oiseau de Feu », donnant ainsi naissance au Collector « Firebird ». En 2012, le « Dragon Bird » est la dernière édition de cette collection unique. Il symbolise le continent asiatique.

Firebird et Dragonbird
 

La tradition Henri SELMER Paris


Si les instruments Henri SELMER Paris demeurent une référence pour les musiciens du monde entier, c’est parce que l’entreprise a veillé à préserver un savoir-faire artisanal traditionnel et unique, qui se transmet de génération en génération dans les ateliers de Mantes-la-Ville.

“Sans se lasser, faire toujours mieux” était la devise affichée par Henri SELMER. Depuis sa première clarinette médaille d’or à l’exposition universelle de Saint-Louis (USA), le fondateur a marqué de son empreinte une culture de recherche permanente au service du musicien. Henri SELMER Paris intègre cette démarche au quotidien au sein de ses ateliers, à la recherche de la perfection pour ses instruments, d’un point de vue acoustique, ergonomique et esthétique.

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