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Stan Getz

Surnommé "The Sound", Stan Getz s’est distingué par son jeu raffiné à la sonorité aérienne et feutrée, mais aussi par son talent d’improvisateur. Grand représentant du cool jazz, il a également contribué à populariser la bossa nova aux États-Unis. Sa maîtrise de l'instrument lui a permis de traverser de nombreux styles tout en conservant son identité de son.

Stan Getz naît en 1927 à Philadelphia et grandit à New York. Après s'être essayé au basson et à la contrebasse, il découvre le saxophone ténor à l'adolescence et intègre rapidement l'orchestre des lycéens de New York. Il débute sa carrière à l'âge de seize ans, en rejoignant l'orchestre de Jack Teagarden, un tremplin qui lui permet ensuite de collaborer avec Nat King Cole, Lionel Hampton, Stan Kenton et Benny Goodman. Il fait ensuite partie des Four Brothers, section des saxophonistes de l'orchestre dirigé par Woody Herman. Stan Getz et ses partenaires se caractérisent par leur style "cool" inspiré de Lester Young, offrant une sonorité lisse et délicate.

En 1954, Henri Selmer Paris sort le très prisé Mark VI et l’offre à Stan Getz, déjà considéré comme l’un des principaux représentants du cool jazz. De plus en plus célèbre, celui-ci commence à fonder ses propres formations musicales et collabore notamment avec Dizzie Gillespie et Chet Baker.

Dans les années 1960, il se passionne pour la Bossa Nova et enregistre l’album « Jazz Samba » avec le guitariste Charlie Byrd. Cet album suscite un véritable engouement et contribue au développement de ce nouveau genre musical aux États-Unis. En 1964, il sort « Getz/Gilberto » avec le guitariste et chanteur João Gilberto, père de la Bossa Nova. Succès international, leur disque remporte le Grammy Award du meilleur album en 1965.

Stan Getz ne s’enferme pas pour autant dans ce style et expérimente de nouveaux genres (jazz-rock fusion, hardbop). Il enregistre également l’album Sweet Rain avec Chick Corea, et dirige plusieurs ensembles, principalement des quartets.

Il meurt d’un cancer en 1991, toujours au sommet de sa gloire. À la fois grand technicien et poète, il s’est distingué par son jeu suave et nonchalant, ample et feutré, mais aussi par sa capacité à jongler entre les styles et à innover. Il reste également considéré comme l’un des pères de la Bossa Nova.

Crédit photo : SAS Scandinavian Airlines, Public domain, via Wikimedia Commons

Celui qui s’agenouille devant la conformité assassine l’art.

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