Vincent Lê QuangFormé au CNSM de Paris, où il enseigne aujourd’hui l’improvisation générative, Vincent Lê Quang est très tôt remarqué par Daniel Humair, avec lequel il enregistre de nombreux disques. En 2003, il fait sensation au Concours national de jazz de la Défense où il remporte le prix du meilleur soliste et celui du meilleur groupe (pour son duo avec Vincent Peirani). Il collabore également avec Aldo Romano et est membre du quintet d’Henri Texier.

En 2011, il signe en trio avec la chanteuse Jeanne Added et le pianiste Bruno Ruder, Yes is a Pleasant Country - autour notamment de poèmes de Cummings, Yeats et Celan - nommé aux Victoires du Jazz et distingué par l’Académie Charles Cros.

Il continue de creuser et d’affirmer un jazz poétique avec ce premier disque en leader, entouré des fidèles Bruno Ruder (piano), Joe Quitzke (batterie) et Guido Zorn (basse), avec qui il joue depuis une douzaine d'années.

« La musique qui a lieu là ne peut éclore qu’avec ces quatre personnes, notamment par notre compréhension mutuelle et volonté commune de concilier l’écriture et l’invention en temps réel qu’est l’improvisation. Le répertoire forme comme une colonne vertébrale dont nous nous servons pour écrire la musique au présent - chaque composition est une clé qui nous permet de nous mettre dans un état commun, exigeant avant tout de nous d’être bien connectés.» explique Vincent Lê Quang.

S’il se consacre longtemps au seul soprano, sous l’influence notamment de Steve Lacy dont il garde de très vifs souvenirs de concerts, l'artiste s’est récemment emparé du saxophone ténor. «J’ai senti que ce quartet, notamment, m’appelait dans un son que je n’avais pas avec le soprano seul. L’envie m’a pris de jouer sur l'ambiguïté soprano-ténor, inspiré par Garbarek chez qui les deux instruments sont continus».

Plainte d’un Orient rêvé, harmonies Mitteleuropa, swing d’une Amérique choisie : si le jazz est métissage, il résonne sur Everlasting des improbables accents qui baignent l’univers de compositeur de Vincent Lê Quang.

«Vincent Lê Quang est totalement engagé dans la musique, et pourtant la verve musicale n’étouffe pas sa pensée : c’est d’une incontestable densité (...) La cohésion du groupe force l’admiration (...) une musique ouverte, non descriptive mais à la très forte puissance d’évocation. » Xavier Prévost, Jazz Magazine

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