Byard
Lancaster

Saxophoniste et flûtiste, Byard Lancaster a beaucoup apporté au jazz à travers son talent d’improvisateur et sa créativité débordante. Membre actif du mouvement free, sa musique prend racine dans la culture Afro-Américaine et dans ses expériences jamaïcaines.

Né en 1942 à Philadelphie, Byard Lancaster apprend d’abord le piano avant de se mettre au saxophone alto à l’âge de 5 ans. Il joue à l’église avec sa sœur dès 1949, puis il rejoint l’orchestre de son école et apprend le saxophone ténor.

Il étudie ensuite à la Settlement Music School et à la Berklee School of Music, aux côtés d’autres musiciens phares de la deuxième vague du free jazz : Dave Burrell, Ted Daniel, Bobby Kapp… Byard Lancaster se lie d’amitié avec Dave Burrell et s’installe à New York avec lui. Il évolue dans un milieu très marqué par le free jazz et participe à des jam sessions avec des artistes comme Archie Shepp, Elvin Jones, Bill Dixon, Sonny Sharrock,…

En 1965, il fonde avec Burrell le groupe Untraditional Jazz Improvisational Team. L’année suivante, il effectue ses premiers enregistrements (à la flûte ou à l’alto) en accompagnant le batteur Sunny Murray, le saxophoniste Marzette Watts et le trompettiste Bill Dixon. Son premier album, It’s Not Up to Us, sort en 1968.

Dans les années 1970, il vit entre les Etats-Unis (Philadelphie, Chicago, New York) et la France (Paris). À Philadelphie, il fait partie du collectif de soul-funk Sound of Liberation avec le vibraphoniste Khan Jamal et la guitariste Monnette Sudler ; à New York, il est membre du groupe Untouchable avec Sunny Murray ; à Paris, il collabore avec le contrebassiste Didier Levallet, le bassiste Sylvain Marc ou encore le percussionniste Keno Speller. Il enregistre en 1979 un album solo, Personal Testimony, dans lequel il chante, joue des saxophones alto et soprano, de la clarinette basse, des flûtes, du piano et des percussions.

Dans les années 1980 et 1990, il travaille avec Doug Hammond, Kip Hanrahan, Johnny Copeland, Sonny Bradshaw, Odean Pope et bien d’autres. Le musicien fait également des séjours au Nigeria et en Jamaïque pour y enseigner et collaborer avec des musiciens locaux.

Décédé en 2012, Byard Lancaster souhaitait embrasser tout le spectre de la musique afro-américaine From A Love Supreme To The Sex Machine. Grande figure du free jazz, il nourrissait sa musique d’influences funk, soul, blues, folklore antillais, afro-beat et reggae.

Ambassadeur des instruments Selmer, il jouait les saxophones Alto Mark VII et Ténor Mark VI. "J'aime Selmer car ce sont les instruments qui ont la meilleure justesse, le meilleur son et les meilleurs mécanismes. De plus, je suis très attaché sentimentalement à Selmer car Philly Joe Jones m'a donné juste avant sa mort son sax Ténor Mark VI."

Crédit photo : © Mephisto

 From A Love Supreme To The Sex Machine.

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