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Barney Wilen

Jouant principalement du saxophone ténor, Barney Wilen fut l’un des meilleurs saxophonistes de jazz européens. Inspiré par l’esthétique cool de Lester Young, il a développé un jeu suave et une sonorité veloutée.

Bernard Jean Wilen, dit Barney Wilen, naît en 1937 à Paris d’un père américain et d’une mère française. Il commence à étudier le saxophone alto et ténor à l’adolescence et remporte le premier prix d’un tournoi amateur catégorie « cool ». À 16 ans, il joue dans les clubs de la ville aux côtés de Henri Renaud, Jimmy Gourley et Bobby Jaspar, puis accompagne des musiciens américains de passage à Paris.

Sa carrière s’envole véritablement en 1957. Cette année-là, il remporte le prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz et enregistre avec Miles Davis la bande-son du film Ascenseur pour l’échafaud. Profitant d’une renommée internationale, il enregistre deux ans plus tard la musique du film Les Liaisons dangereuses avec Thelonious Monk et Art Blakey, puis compose lui-même celle du film Un témoin dans la ville. Il se produit également avec des artistes comme Dizzy Gillespie et Stan Getz, puis fait partie des pemiers européens invités au Newport Jazz Festival.

À la fin des années 1960, il s’impose comme une grande figure du free jazz à l’européenne. Son jazz est marqué par des influences très diverses, notamment le rock avec l’album Dear Prof Leary, la musique contemporaine avec Le Destin tragique de Lorenzo Bandini ; puis la musique africaine avec Moshi (il était parti plusieurs mois en Afrique avec des musiciens et une équipe technique afin de capter des sons).

Après une période de silence, il revient dans les années 1980. Il sort alors plusieurs albums, notamment le mythique La Note Bleue, puis compose les musiques de plusieurs films français, se produit au festival de Paris avec Jimmy Gourley, enregistre avec Kenny Barron

Il décède d’une crise cardiaque en 1996, encore au sommet de sa gloire. Dix ans plus tard, un film documentaire lui est consacré : Barney Wilen, the rest of your life.

Les catégories sont bonnes pour les programmateurs de radio, parce que c’est commode. Il faut résister à la mise en fiche de la musique.

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